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Qui sont les immigrants récents et quelles sont leurs activités économiques : une analyse des profils sociodémographiques et des activités économiques selon les catégories d’immigration
Les politiques et les débats entourant l’immigration au cours des deux dernières décennies ont porté sur la capacité des immigrants à contribuer de façon significative à l’économie canadienne. Ce document utilise la Banque de données longitudinales sur les immigrants (BDIM) pour analyser les résultats économiques de cinq cohortes d’immigrants des catégories économique et du regroupement familial admis au Canada et en Nouvelle-Écosse entre 1990-1994 et 2010-2012. Nous examinons plus précisément comment se comparent les immigrants des catégories économique et non économique sur le plan économique
Les analyses montrent que les immigrants parrainés par la famille obtiennent des résultats économiques appréciables et surpassent même parfois les demandeurs principaux de la catégorie économique. À l’échelle nationale, les demandeurs principaux de la catégorie économique affichent le taux d’emploi le plus élevé parmi les catégories d’immigrants. Fait intéressant, les époux et conjoints parrainés par la famille présentent des taux de participation au marché du travail plus élevés que les époux et conjoints admis au titre du volet économique. Il semble y avoir là un écart
En Nouvelle-Écosse, les époux et conjoints parrainés par la famille affichaient des taux d’emploi plus élevés que les demandeurs principaux de la catégorie économique, jusqu’à la cohorte de 2010-2012. Nous constatons également que les taux d’emploi des demandeurs principaux de la catégorie économique y sont inférieurs à la tendance nationale, mais que la situation s’améliore avec le temps et finit même par dépasser le taux observé pour l’ensemble du Canada.
Sur le plan des revenus, les demandeurs principaux de la catégorie économique gagnent davantage que les immigrants des autres catégories. Là encore, nous constatons que les époux et conjoints parrainés par la famille gagnent plus que les époux et conjoints admis au titre du volet économique. Dans le cas de la Nouvelle-Écosse, tant les demandeurs principaux de la catégorie économique que les époux et conjoints parrainés par la famille gagnent en moyenne davantage que les immigrants des mêmes catégories à l’échelle nationale.
Dans l’ensemble, notre analyse montre que les décideurs ne devraient pas sous-estimer les immigrants parrainés par la famille. Ils accèdent manifestement à l’emploi et à des revenus substantiels et, dans le cas des époux et conjoints, ceux qui arrivent par les volets familiaux réussissent mieux que ceux qui accompagnent un demandeur principal de la catégorie économique. Notre analyse montre également que les immigrants parrainés par la famille s’en tirent bien et, parfois, mieux que les immigrants économiques dans une région à faible immigration, aux prises avec des difficultés économiques